AUX PORTES DE L’ESPOIR…
L’amour et la solidarité ont été payants ! L’équipe en place par son investissement physique et moral, et vous chers amis adhérents par votre soutien matériel, tous ces facteurs ont abouti à des résultats positifs, encourageants.
Grâce aux moyens que vous nous fournissez, sous forme de dons, nous avons pu prendre en charge pendant ces 3 derniers mois, nourrir, soigner, redonner vie à 85 chiens en rotation dans le refuge ; en faire adopter 30, accueillir ceux, nombreux, abandonnés à la porte d’entrée ( dont 2 fois 6 chiots), ou qui nous ont été amenés par des maîtres, en situation difficile voire désespérée (décès, divorce).
Beaucoup de nos visiteurs nous disent leur plaisir de voir ces chiens donnant l’impression d’être « chez eux » ; les yeux et le poil brillants, les queues frétillantes, les parcs proprets, les niches garnies de paille fraîche témoignent de l’affectueuse attention dont ils sont l’objet. En plus, ils ont droit à tour de rôle à une promenade dans la garrigue, quand nos petites bénévoles le leur proposent, régulièrement.
Nos locaux en place sont sommaires mais respirent la propreté, et l’amitié. Le bureau situé dans un petit chalet, à l’entrée se veut accueillant. A l’autre extrémité, l’allée centrale débouche sur la cuisine, claire et étincelante aux aménagements apportés petit à petit sur place par les bénévoles, pièce ouverte qui se prolonge par un large préau où peut s’abriter Macha, chienne au passé tumultueux qui ne supporte pas d’être enfermée et qui se balade dans le refuge. On distingue également sous cet auvent, et libre de circuler, un minet au poil lumineux blanc et noir, adorable et familier.
Le projet de forage reste à l’ordre du jour, en retrait à cause de la somme énorme qu’il nécessiterait ; beaucoup d’entre vous nous ont permis de placer vers 2004, lors du lancement de notre projet de forage, une somme en réserve à valoir pour ce gros investissement. Sachez que ce compte est en bonne place, toujours dans l’attente d’une subvention ou autre somme importante à venir, qui serait décisive. Nos rentrées suffisent tout juste à couvrir les frais de gestion et il ne serait pas raisonnable d’en disposer, pour l’instant, pour notre projet. Ce bilan vous était dû ; nous le faisons en toute amitié, en toute reconnaissance. Bonnes fêtes de Pâques 2008, à chacun, chacune d’entre vous.
Pour les personnes qui veulent abandonner leur chien...
Lettre à mon maître…
Ce matin, tu étais déjà debout, tu faisais les bagages, tu as pris ma laisse
Que j’étais content : une petite promenade avant les vacances !! Nous sommes parti en voiture.
Tu t’es arrêté au bord de la route, la portière s’est ouverte, tu m’as lancé un bâton… j’ai couru, fier j’ai réussi a l’attrapé… Mais quand je me suis retourné, tu n’étais plus là.
Pris de panique, j’ai couru dans tous les sens pour te retrouver mais en vain ! De jour en jour je m’affaiblissais.
Puis un homme s’est approché de moi, m’a mis une laisse et je me suis retrouvé en cage.
C’est là que j’ai attendu ton retour, mais tu n’es jamais venu…
La cage s’est ouverte….mais ce n’était pas toi. C’était cet homme qui m’avait ramassé. Il m’a conduit dans une pièce qui sentait la mort. Mon heure était venue…
Cher maître, je veux que tu saches que malgré ce que tu m’as fait, c’est ton image qui me revenait avant mon dernier soupir et si je pouvais revenir sur terre, c’est vers toi que je courrais car je t’aimais !
A LIRE, A MEDITER ET A REPANDRE AUTOUR DE VOUS POUR QUE CELA N’ARRIVE JAMAIS PLUS.
Je peux vous dire que j’ai pleuré en recopiant cette lettre. Car en tant que bénévole à la S.P.A, je vois l’état des chiens quand les maîtres les abandonnent. Ils tremblent, ils bavent de panique, ils ne mangent plus, ils pleurent à la mort, ils se font pipi dessus car au fond d’eux ils le savent que leurs maitres les laissent.
Sachez que tous les jours nous avons au moins cinq personnes qui veulent abandonner leurs chiens. Et tous les trois jours environ nous avons un chien attaché au portail ou qui rode autour de la S.P.A car son maître lui a lancé un bâton devant la S.P.A sur une départemental très fréquentée sans prendre la peine au moins de l’attacher pour ne pas qu’il se fasse écraser ou qu’il provoque un accident!
Lorsque la S.P.A accepte un chien qu’il soit vieux ou jeune, bâtard ou pure race, en bonne santé ou malade, il reste chez nous. Mais si nous n’avons pas de place comme dans 8 fois des cas sur 10, nous devons appeler la fourrière. La fourrière donne 8 jours ouvrables au chien. Si au bout de ces 8 jours, personne n’à réclamer l’animal (8 fois sur10). La fourrière contact les refuges pouvant accepter l’animal. Elle ne le fait pas car nous avons tous le double d’animaux comparé à ce que l’on devrait avoir. C’est donc l’euthanasie ; chiots, vieux, beaux, moches, en pleine forme, malades, chiens, chats…
Pensez y avant de faire reproduire votre animal ou de l’acheter à un particulier…